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Sur le CD937 à hauteur du feu tricolore du Mont sans Pareil et sur le territoire de Verquin, fut érigée une stèle en souvenir des soldats et résistants tués sur les communes de Verquin et Verquigneul, durant la guerre 39/45. Stèle
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Maître d'oeuvre : Augustin LEMOINE Fils (Béthune)
Texte de la dédicace :


Les communes de Verquigneul et Verquin
aux braves tombés au Mont Sans Pareil
Guerre 1939-1945



BAILLEUL Lucien, CARON Léopold, DANVERS Albert, DROUIN Jules,
DUPUICH Narcisse, HUYS Henri,     IRVINE Robert, IVALDI Julien,
JACQMART Louis, KNOERR Auguste, LEBARS André, LOUVET Charlemagne,
LUTREAU Philippe, NAKREWICZ Cseslaw, RENEL Jean,
BIEVET Jean-Baptiste

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Descriptif : Plaque en labrador noirâtre avec lettres gravées en argentées (1m sur 0,80m)


Autorisation du 19 mars 1948 (source: page perso orange -> mémoire de pierre -> Verquin).
Pendant la seconde guerre mondiale, Verquigneul fut relativement épargnée. Il n'y eut pas de séjour permanent de troupes allemandes chez nous. Le village reçut quelques obus lors de l'arrivée des blindés de Rommel par le sud. Un accrochage eut lieu au Mont Sans Pareil, qui coûta la vie à plusieurs personnes. Une stèle en perpétue les noms. Quelques bombes s'égarèrent sur notre territoire, lors de bombardements de la centrale électrique de Beuvry.
Il faut ajouter que si des accrochages avec des résistants lors de la libération, n'entraînèrent aucune victime parmi les verquigneulois, plusieurs habitants firent l'objet de déportation.  Le premier fut Emile Lemoine, arrêté par les autorités françaises et déporté en Afrique du Nord, où  il mourut de privations.
Citons également : Léon Lemaire déporté à Bochum, mais qui en revint, comme Albert Buisine et Maurice Thellier. Raymond Bienaimé ( mort à Dachau ), Albert  Thellier   ( qui fit partie d'un convoi au départ de Compiègne vers le camp de Neuengamme le 21 mai 1944 et mort lui aussi en déportation), Georges Crosset qui décéda au camp de Zchopau
Raymond Bienaimé, qui habitait la petite maison, aujourd'hui détruite, du garde-barrière au passage à niveau de la rue "des déportés", fut un jour convoqué à la Kommandantur, d'où il ne revint jamais. Il fut enfermé à la prison de Loos les Lille, puis en Belgique, pour décéder de maladie dans le sinistre camp de Dachau le 9 février 1945..
Pour être tout à fait exact, il faut signaler que la résistance eut quand même une victime chez  nous, en la personne d'un auchellois, le capitaine Louis Jacquemard, tué le 19 août 1944 par une patrouille allemande, à 17h30, sur la route nationale, au niveau de la maison habitée alors par M. Chavalle.
André Van Semmortier

Sources :

Jean Baclet. Verquigneul, les fléaux, les guerres.
Jean Delbarre
Internet: les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale