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Balade sur la trace des Chapelles de VERQUIGNEUL
Histoire des chapelles par Jean Baclet
Transmise et illustrée par André VANSEMMORTIER



Prenez un peu le temps de faire à pied le tour du village, et arrêtez-vous devant chacune d'elles. Elles ont toutes quelque chose à vous raconter. 
Notre-Dame de Lourdes
Notre Dame de Gr√Ęce
Notre Dame de Consolation
Sainte Barbe
Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus
Notre-Dame de Délivrance
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La chapelle Notre-Dame de Lourdes a √©t√© endommag√©e par la guerre. C'√©tait vers 1872, que Mme Elisabeth Dusautoir, dame de Jules Maes (√©pous√© en 1864), l'avait fait √©difier. D√©truite compl√®tement, elle est reb√Ętie, au n¬į 6 rue "de la gare", par les propri√©taires du terrain, o√Ļ, initialement, elle avait √©t√© construite.

D'autres chapelles privées existent encore dans le village, malheureusement, aucune d'elles ne peut être datée avec précision. (Si ce n'est la chapelle Sainte-Barbe). L'Abbé Guilbert avait tenté de se renseigner auprès des propriétaires, en leur demandant de bien vouloir compulser leurs titres d'achat. Mais rien de précis n'en sortit.

En désespoir de cause, pour ranimer la dévotion des paroissiens, et en vue de reprendre les processions après la première guerre mondiale, le dit Abbé entreprit une nouvelle bénédiction des chapelles.
Il semble qu'aucune d'elles ne soit ant√©rieure √† 1850, sauf bien entendu celle de Notre-dame du Bel Amour, qui fait l'objet d'une √©tude √† part, et qui disparut vers 1816.Il appara√ģt √©galement, que des miracles attribu√©s √† Notre Dame de Lourdes aient √©t√© le point de d√©part de la construction de ces chapelles.

L'une des plus anciennes est certainement celle de Notre Dame de Gr√Ęce, dont la famille Lefebvre est √† l'origine. Elle fut b√Ętie dans leur propri√©t√©, √† l'angle "Place De Gaulle/ rue du Dr Leleu". C'est une famille qui habita chez nous durant la seconde moiti√© du XIX¬į si√®cle.
Sous ce m√™me vocable, la Vierge est v√©n√©r√©e dans plusieurs paroisses du Nord de la France, comme √† Li√©vin, Fr√©vin-Capelle, Tincques, Montreuil, Ardres et Loos les Lille, o√Ļ on la conna√ģt aussi sous le nom de "Vierge au Tilleul".(CF "Guide de Flandre et d'Artois myst√©rieux", P 355).
L'appellation Notre-Dame de Gr√Ęce, viendrait de ce qu'elle serait invoqu√©e pour les enfants mort-n√©s, ou d√©c√©d√©s avant le bapt√™me. Ils √©taient ainsi, par son intercession, consid√©r√©s comme re√ßus en gr√Ęce.
La chapelle de Notre Dame de Consolation est situ√©e √† l'angle rue du Dr Leleu/ sentier de l'Abreuvoir. Dans un acte de vente en date des 15 et 19 mars 1928, pour l'immeuble incluant cette chapelle, il est indiqu√© que la propri√©t√© appartenait ant√©rieurement √† Mr Achille Fromentel et Julie Honor√© son √©pouse, demeurant √† Verquigneul, et acquise en 1895.La tradition voulant que ce couple eut b√Ęti la chapelle, celle-ci date forc√©ment de la fin du XIX¬į si√®cle.
La vénération de la Vierge sous le vocable de Notre-Dame de Consolation ne devrait pas laisser les verquigneulois indifférents, car Florence de Verquigneul, qui avait fondé le Couvent des Bénédictines de "La Paix de Jésus" à Arras en 1612, avait une particulière dévotion envers elle. La Vierge était représentée par une statue en bois, érigée vers 1636 et réputée miraculeuse, située dans une chapelle spécialement édifiée à la suite d'un vœu, dans le jardin de ce monastère d'Arras.
Cette statue eut d'ailleurs un destin particulier. Cachée pendant la révolution qui vit la destruction du monastère, elle fut retrouvée et rendue à la piété, par deux survivantes de cet ancien couvent, quand on transféra la communauté à Estaires.
Atteintes à nouveau par les lois de persécution contre les institutions religieuses, en 1904, les bénédictines d'Estaires s'installèrent avec la statue, à Blandin en Belgique. La communauté réformée de Blandin ayant tenté en vain de se rétablir en France, elle accepta de se joindre aux bénédictines de Notre-Dame du Pré à Lisieux, et c'est là qu'a finalement échoué, la statue en bois de Notre-Dame de Consolation.
La chapelle de Sainte Barbe, qui se trouve devant la maison de la rue de la gare au n¬į 14, a √©t√© construite en 1923, par la famille Attagniant - Duquesne. Sainte-Barbe, patronne des mineurs, des artilleurs, de tous les ouvriers de m√©tiers qui touchent au feu, est particuli√®rement v√©n√©r√©e chez nous, par tous ceux qui ont √©t√© mineurs de fond, ouvriers de surface des mines ou bien employ√©s aux houill√®res. Corporation disparue √† pr√©sent, dont il ne reste que retrait√©s ou veuves.
Construite elle aussi après 1920, par la famille Defever-Lecocq et Mlle Hermance Fromentel, au carrefour rue de la gare/ rue de Noeux, la chapelle de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus symbolisait la vénération à une sainte dont le pèlerinage à Lisieux est encore très vivace de nos jours.
A l'extr√©mit√© de la rue Pasteur, √† l'endroit o√Ļ d√©butait l'ancien sentier menant √† la Chapelle du Bel Amour, existait autrefois une chapelle d√©di√©e √† Notre-Dame de D√©livrance. Sous cette d√©nomination, la Vierge √©tait invoqu√©e par les femmes enceintes en particulier, pour lui demander une heureuse d√©livrance. C'est la famille Rousselle qui est √† son origine. La famille ¬†Brevi√®re, puis celle des Warin ont successivement entretenu l'√©difice. Mais elle disparut en m√™me temps qu'on d√©truisit les vieux corps de ferme, avec le pignon dans lequel elle √©tait imbriqu√©e. La statue reste en possession de la famille Warin, mais la chapelle ne fut jamais reconstruite.
On ne saurait faire sans citer une grotte b√Ętie pr√®s de l'ancien presbyt√®re. L'Abb√© Marcel Poiret, le 20 octobre 1955, proc√©da √† la b√©n√©diction, rue Guy Mollet (alors rue de B√©thune),de la grotte construite √† la suite d'un v¬úu, √† Notre-dame de Lourdes, par Alo√Įs Pynebrouk. Le sermon sera prononc√© par le chanoine Campagne, sup√©rieur de l'Institution Saint-Vaast de B√©thune. Le 18 f√©vrier 1959, l'Abb√© Poiret proc√®de √† la b√©n√©diction du calvaire et du christ install√© contre le mur de l'√©glise, c√īt√© rue Jean Jaur√®s. Ce christ provenant de l'ancien cimeti√®re avait fait l'objet d'une restauration.
Avec l'aimable autorisation de M. Jean Baclet