Les de la Vacquerie et les Rouvroy Saint Simon



En 1498, Jean de la Vacquerie, premier PrĂ©sident du Parlement de Paris, l’un des collaborateurs du roi de France Louis XI (Historama n°287 p.54) achète les Â« motte Â», place et château de Verquigneul, pour sa fille Marie, laquelle avait Ă©pousĂ© en 1460, Guillaume de Saint-Simon, seigneur de Rasse (ou Roche), chevalier d’Orchies et de Bailleul. Ce dernier meurt en 1526. Marie lui succède jusqu’en 1531. Cette annĂ©e lĂ , Louis de Saint Simon, chevalier, seigneur de Rasse, relève le fief consistant en cresneaux du château de Verquigneul, venu de sa mère, dame de la Vacquerie.
La famille de Rouvroy Saint Simon est illustre. Louis de Rouvroy, duc de Saint Simon, 1675-1755, fut le chroniqueur du roi Louis XIV. Claude, Henri, comte de Saint Simon, philosophe et économiste, 1760-1825, de la branche des Rouvroy Saint Simon, fut le chef de l’école politique et sociale des Saint-Simoniens et le fondateur du Saint-Simonisme, sorte de socialisme avant la lettre.

Les Le Vasseur


 
Au traité de Crepy-en-Laonnois, François Ier renonce à l’Artois et à la Flandre le 15 septembre 1544. L’Artois et la Flandre deviennent espagnols.
Les le Vasseur sont au service de Charles Quint. Ce dernier anoblit Barthélemy Le Vasseur, à l’origine des seigneurs de Verquigneul, son frère Guillaume, à l’origine de la branche des Le Vasseur de Valhuon, leur oncle Jacques, qui, à l’origine était un archer de corps de l’empereur Charles Quint, et qui devint par la suite gouverneur et bailly de la Gorgue et du pays de Lalleu en 1550.
Cet anoblissement résulte d’une décision prise par l’empereur à Bruxelles, le 7 décembre 1547, et ensuite, des lettres patentes données à Madrid, par le roi Philippe II d’Espagne, le 29 mars 1564, qui ont confirmé la décision de Bruxelles de 1547.
 BarthĂ©lĂ©my 1er Le Vasseur est dit seigneur de Verquin (terre qu’il tient de son père Mathieu Le Vasseur), de Verquigneul, Noeux et Labourse ainsi que du Bruille. C’est un personnage particulièrement important. Il est dit conseiller du roi Philippe II d’Espagne, receveur gĂ©nĂ©ral des aides (redevances) d’Artois, ordinaires et extraordinaires. Il est l’auteur d’un document conservĂ© aux archives nationales Ă  Paris. Il s’agit d’un inventaire des villes et villages d’Artois, devant redevance Ă  la couronne royale. Selon Mr Chaudesaigues, il fut Ă©galement commis au paiement des ouvrages et fortifications de Flandre et d’Artois.
Barthélémy 1er Le Vasseur était marié à Marguerite Boyaval. Il mourut le 10 décembre 1588. Sa femme l’avait précédé dans la mort le 10 juin 1582 ( sa pierre tombale semble indiquer le 4). Ils furent tous deux inhumés dans la collégiale Saint Barthélémy de Béthune à l’emplacement actuel, en partie, de la place du 73éme.
Julien Le Vasseur succède à son père. Il est écuyer, seigneur de Verquigneul et de Noeux, et receveur général des aides d’Artois. Marié en premières noces à Anne de Couronnelle d’Hersin, il épouse en secondes noces en 1588, Florence de Boffles, fille de François de Boffles, seigneur de Souchez.
Lui succède Barthélémy II Le Vasseur, né à Arras. Il est lieutenant général de la gouvernance de Béthune en 1627. Décédé en 1642, il avait épousé à Arras en premières noces le 13 juillet 1607, Marie de Béthencourt, dont il a une fille Marie, laquelle épouse en 1626 à Béthune, Jean de Bacquehem, chevalier, seigneur de Lutz Fromont. Barthélémy II épouse en secondes noces Léone Quieret, dont il a une fille, Anne-Marie Le Vasseur, dame de Verquigneul et de Noeux, laquelle va épouser en 1640, son cousin germain, Barthélémy de Melun, seigneur d’Illies, de Domicourt et de Noeux de par son mariage.
Au cours des conflits menĂ©s par Louis XIV, les provinces de notre rĂ©gion ont fait l’objet de transactions et de transferts successifs. Il y eut le traitĂ© des PyrĂ©nĂ©es du 7 novembre 1659, la paix de Nimègue du 10 aoĂ»t 1678, le traitĂ© de Ryswick de septembre-octobre 1697. La situation fut dĂ©finitivement consolidĂ©e pour les provinces Françaises après la guerre particulièrement destructrice pour notre rĂ©gion, dite « guerre de succession d’Espagne Â» (1701-1714), laquelle se clĂ´tura par le traitĂ© d’Utrecht du 11 avril 1713.
Avec l'aimable autorisation de M. Jean Baclet