Situation


      Le village de Verquigneul apparaît déjà sur une carte Gallo-Romaine sous le nom de Verquinoel, accompagné d’un signe indiquant une commune d’origine romaine. La carte ne mentionne pas à cet endroit l’existence d’une forteresse sur le site.
Le village est situé dans le département du Pas de Calais, au sud-est de la ville de Béthune, au sud de celle de Beuvry. Faisant d’abord partie du Comté de Flandres, Verquigneul a fait partie de l’ancienne province d’Artois, érigée en comté en 1237, par le roi Saint Louis au profit de son frère Robert qui devint Robert 1er d’Artois. Sur le plan régional, Verquigneul se situe en Gohelle, au pied des derniers contreforts des collines d’Artois et en avant de la plaine de Flandre.  
L’agglomération a pris naissance sur ce qui était à l’époque primaire, au carbonifère, la bordure nord de la lagune houillère dans laquelle s’est formé le charbon.
 
 

Son nom


L’origine du nom est controversée. Selon l’ouvrage de Pierre Henri Billy « Origine des noms des villes et villages de France », Verquigneul serait un diminutif de Verquin, et ce nom comme celui de Verchin, aussi dans le Pas de Calais, signifierait : « domaine de Werika », premier occupant de ces lieux. Il ne fait pas de doute que ce nom est d’origine germanique. Il avait été donné par les envahisseurs saxons aux IVème et Vème  siècles. (cf. « Le Moyen-âge et le début des temps modernes, par Personne et Minard page 29 »).
D’après La Croix du Dimanche du Nord des 11 et 12 mars 1972, le nom de Verq ou Berg, signifierait mont ou colline. Autrefois Bergues s’appelait Groenberg: « colline verte ». Quant au diminutif « gneul », il viendrait du gaulois « ialo », qui indique dans sa forme la plus vague, un lieu. On retrouve ce diminutif en Gallois sous la forme de « ial », qui, selon Albert Dauzat (cf. « Toponymie française ») voudrait dire une clairière, un espace découvert ou nouvellement défriché (cf. « Nos ancêtres les Gaulois » par Monseigneur Lestoquoy). Si on suit cette version, Verquigneul aurait pu désigner un espace nouvellement défriché au pied d’une colline, celle de Verquin .
Notons qu’une telle zone s’explique très bien, puisque vers l’Est, Verquigneul se trouve bordé par un marais qui fut commun avec Noeux, Labourse et Beuvry.

Ses origines


On a trace d’une église à Verquigneul en 1144. Son édification fut bien antérieure, puisqu’en 1147, un document provenant des archives de l’abbaye de Saint Bertin à Saint-Omer, relate une autorisation donnée à cette date, après bien des démarches antérieures, à Robert de Verquigneul, fils de Baudoin et à sa femme Elise. Elle leur permettait de faire dire la messe dans une nouvelle chapelle (ce terme est employé pour église parce qu’il n’y avait pas ici de prêtre résidant), différente de l’ancienne chapelle (pour église), celle de 1144, ou étaient enterrés leurs ancêtres.
Cette ancienne chapelle était la chapelle seigneuriale des premiers Verquigneul, desservie par un chapelain payé par cette famille seigneuriale. On ne connaît pas sa date d’édification. Elle est peut-être très ancienne puisqu’une agglomération existait sur ce site à l’époque gallo-romaine. La région a du être occupée assez tôt, puisque de l’autre côté des marais bordant Verquigneul, à Labourse, existe la plus vieille église du Nord de la France dont la partie la plus ancienne remonte à 900.
La première église à Verquigneul pourrait remonter aux alentours de l’an mil.
Avec l'aimable autorisation de M. Jean Baclet