Rancune, que ne ferais-je en ton nom !


 

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Débat surréaliste au tribunal

 

autour d’un «petit con»

 

PUBLIÉ LE 27/11/2015

 

PAR F. P.

 

Avocats, président et procureur sont unanimes : « Ce n’est pas l’affaire du siècle. » Et c’est le moins que l’on puisse dire… Jeudi, Henri Boulet comparaissait devant le tribunal de Béthune pour injure publique. L’ancien maire de Verquigneul avait lancé un « petit con » à son successeur, Bruno Chrétien.

 

Dimanche 22 mars 2015, premier tour des élections départementales. Henri Boulet, maire de Verquigneul de 2008 à 2014 mais élu depuis 42 ans, sort de l’isoloir et glisse son bulletin dans l’urne. Le président du bureau de vote n’est autre que Bruno Chrétien, qui l’a battu un an plus tôt aux élections municipales.

Les relations entre les deux hommes sont tendues. C’est un euphémisme. Une remarque est lancée à Henri Boulet qui répond par un bref « petit con ». L’histoire aurait pu en rester là. Mais Bruno Chrétien souhaite « mettre un terme à la série d’incidents entre les deux », selon Me Guilbert-Fruleux, son avocat. Et porte plainte pour injure publique.

 

« Pas un compliment, mais de là à en faire une injure... »

 

À l’audience, jeudi, Henri Boulet ne conteste pas les mots. Pourtant il pourrait, les deux témoins ne sont autres que des conseillers municipaux, proches donc du maire. Mais d’abord, est-ce une insulte ? « Des confrères m’ont déjà dit petit con , c’est pas un compliment, mais de là à en faire une injure… », se demande Me Dubout.

S’en suit une conversation entre les deux avocats pour savoir si l’injure « c’est petit ou c’est con ? », et l’on compare l’affaire à celle qui opposa Guy Bedos à Nadine Morano.

 

L’avocat du maire payé par la ville

 

Pas l’affaire du siècle, on nous disait… D’ailleurs, le procureur ne retient qu’« un débat un petit peu surréaliste » et ne requiert aucune peine. Me Dubout dénonce une « procédure mal placée et épidermique ».

Le tribunal condamne Henri Boulet à 50 € d’amende avec sursis et à 1 € de dommages et intérêts. L’histoire ne dit pas combien aura coûté l’affaire à Verquigneul : selon Me Dubout, c’est la commune qui devra payer l’avocat du maire.

 

( les conseillers d'opposition ont voté, bien sûr, contre la délibération qui a validé cette disposition … )

Note du site verquigneul.fr

 

 

 

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